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Cl. (Lot)

BIO

22 février 2024

De grands enjeux attendent l’agriculture de demain : produire « plus propre » c’est une évidence, s’adapter aux changements climatiques, une nécessité. Cependant, comment répondre à ces enjeux lorsque nos marges de manœuvre en terme d’investissement sont si faibles et nos systèmes si inertes (et oui on travaille avec du vivant, des cycles de production à respecter, un rythme imposé par la nature). Certes des subventions d’investissement existent, pour preuve ma demande d’acompte Pcae déposée en juin 2023 mais toujours rien perçu en février 2024!
On souhaite tous mieux produire, plus propre mais notre quotidien en tant qu’éleveur laitier est déjà bien rempli. Garder notre troupeau en bonne santé est notre souci majeur, améliorer nos conditions de travail pour diminuer la pénibilité est indispensable pour maintenir la cadence qu’impose ce métier. Tendre à l’autosuffisance et augmenter notre valeur ajoutée en cherchant à vendre en direct sont nos objectifs. Mais l’énergie qu’exige l’atteinte de cet idéal est épuisant (et combien de générations pour y parvenir!). Dans ce contexte, il est difficile d accepter des contraintes administratives « improductives » et réaliser des tâches qui ne sont qu’une entrave au fonctionnement de notre système d’exploitation. Tout consigner, tout notifier, s’apparente à une perte de temps à laquelle s’ajoute la peur de mal faire ou de l’oubli. Le stress du contrôle est réel car oui nous n’avons pas toujours les compétences administratives pour respecter toutes ces règles imposées. Si je pouvais me passer des primes PAC, je le ferai, pour retrouver ma liberté mais malheureusement sans primes PAC pas de rémunération.